Chez Ploum (Ploum), ça ne sera pas toi

Hier, on devait aller à la Fidélité, une nouvelle brasserie en vogue (tenue par La Clique).  Arrivé sur place, ça n’avait de brasserie que la carte (et encore sans les prix). A l’intérieur on découvre un grand restaurant à la déco travaillée et animé par une musique lounge. Pourtant on est dans le 10ème dans un coin pas vraiment folichon. Moi qui m’attendait à un remix de Chez Janette… Bon tant pis, ça ne sera pas pour ce soir, car comme vous pouvez vous en douter, sans réservation c’est cuit.

Là, improvisation, notre choix se tourne vers le Chateaubriand, une table réputée. Le problème est qu’il se fait tard, il y a la queue, ça ne passera pas non plus. Notre dévolu se jète alors sur Ploum, un restaurant japonais du coin : 20 rue Alibert dans le 10ème. Ils servent jusqu’à 23h, ça tombe bien. On mangera sur un bar près de la fenêtre.

Entrée

Morceaux de poissons à la sauce magique et soupe miso. Rien de formidable, c’est bon mais pas transcendental.

Plat

On a fait classique, assiette de sushis et de makis. Rien à dire le poisson est bon et fond dans la bouche. Le riz est bien cuisiné.  Le gingembre n’est pas rose 😉 et le wasabi est fort. Par contre ce dernier n’est pas directement incorporé au sushi. On se régale, c’est bien meilleur qu’un japonais de base.

Dessert

Décevant, pourtant j’ai sélectionné la spécialité, le ô Ploum : totalement occidental, sucré et à base de caramel. Ca jure avec la finesse des sushis, le goût est trop fort. Le feuilleté dissimulé sous la boule de glace n’est pas mauvais mais sans plus.

Conclusion

Bon dans l’ensemble on mange  bien quand même.  Je n’ai pas parlé du vin car le Chablis que nous avions pris n’allait pas du tout avec nos assiettes. Va falloir que je me renseigne sur quel vin se marie avec quoi. Là ou le bât blesse c’est au moment de l’addition : 86 euros à deux. C’est le prix que nous avions payé chez Paul Bert, avec un dessert en moins et trois verres de vin au lieu d’une bouteille. Ca fait mal, parce qu’on en est quand même bien loin. Vous me direz qu’on a mangé du poisson, mais quand même… Honnêtement j’ai mieux dîné chez Yasube ou au Nakagawa et pour moins cher. Alors non, je ne recommande pas cette adresse.

Bon allez, on finit sur un bon point : l’accueil y est plutôt sympathique.

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Chez Paul Bert, on est franc !

François Simon, le célèbre journaliste culinaire, en parle comme d’une de ses adresses préférées.  Etant fan de sa prose gourmande, ma curiosité était à son comble. C’est donc le coeur battant que je franchis la porte d’entrée. Une seule question me taraudait l’esprit : qu’allais-je découvrir dans mon assiette ?

Mais de quoi parle-t-on ? Tout simplement du bistro Paul Bert dans le 11ème au 18 de la rue Paul Bert.

Passons le service : assez expéditif, la serveuse était plutôt occupée bien que fort sympathique., contrairement à la taulière particulièrement désagréable.

Oublions le vin, j’ai fait la grave erreur de le prendre au verre. Le breuvage était plutôt médiocre, ce qui est plutôt décevant quand on voit la carte : immense avec des prix pour toutes les bourses (enfin surtout les grosses). Bref réservé au connaisseur qui s’éclateront vu la taille de la cave.

Et si on parlait du pain ? On nous sert un mix de pain : la baguette est très moyenne, le pain lui se défend plutôt bien. Ca donne de mauvaises habitudes de se fournir dans l’un des meilleurs boulanger de France (ça fera l’objet d’un autre post !).

Dans l’ensemble je suis plutôt déçu et craint le pire. L’ouverture se fera par un carpaccio de rouget pour mon amie et un feuilleté d’escargots sauce champignon pour moi. Rien à dire, c’est bon… même très bon ! De vrais escargots et un feuilleté léger.

Deuxième acte, le plat principal : joue de boeuf pour moi. C’est un plat en sauce servi dans une mini-cocotte.
la marchandise correspond plus qu’à l’attente. C’est servi avec des pâtes et des champignons. La marmite est copieuse, les pâtes sont très réussies, on ne fait pas dans le détail.

Troisième et dernière acte. Le final est tout simplement grandiose. Un macaron à la crème de châtaigne et une tarte tatin. Le macaron est énorme et délicieux. Mon ventre explose mais ça ne suffit pas pour m’arrêter.  Je goûte la tarte tatin de mon invitée et là tout s’éclaire. Ce vocabulaire tant employé par François simon : c’est franc, ça ne triche pas, ça va droit au but, c’est généreux… Car cette tarte avait vraiment mais alors vraiment le goût de tarte tatin. Et c’est  un caractère commun de tous les plats que j’ai goûté ce soir là. Tous étaient particulièrement savoureux. Il n’y avait pas forcément d’originalité ni de subtilité mais simplement une formidable efficacité.

Mon ventre était donc comblé et moi aussi.

Maintenant, parlons pratique : une formule à 34 euros, entrée plat dessert. Le verre de vin est à 5 euros (Réservation conseillée). Vu les quantités et la qualité cela reste correct.  Définitivement une adresse qui mérite sa réputation !

Le rond de serviette

C’est tout simplement le nom d’un restaurant que vous trouverez près du métro Plaisance, au 166 rue Raymond Losserand. Certes c’est un peu excentré, mais le déplacement en vaut la peine. Car ici, on a affaire a du lourd.

Alors non, vous ne viendrez pas pour le service qui est minimaliste (bien que le tenancier soit des plus sympathiques). Non vous ne viendrez pas pour la déco car les couverts font très cantine et que pour le reste, a été retenue la simplicité. Même si les nappes à carreaux donnent un air bon enfant. Oui, seule votre assiette comptera.

1. L’entrée

Le choix est grand : carotte rapée à l’orange, pâtes aux chorizos, concombre à l’aneth, paté breton maison… Tout ça à base de produits frais, qui viennent tout droit du jardin de la soeur ou de maraîchers choisis avec soin. Petit détail : les entrées sont présentées sous forme de buffet. Je vous déconseille de vouloir tout goûter, mélanger trop les saveurs peut être décevant.
Pas besoin de préciser que tout est très bon.

2. Le plat principal

Onglet, saumon, steak simple… Tout est préparé à l’avance et attend dans des récipients en fer du même style que l’on trouve dans les cantines scolaires. Quand on voit le patron préparer les assiettes, le doute nous assaille, on s’attend au pire. En fait c’est le meilleur qui arive : la préparation est excellente et les saveurs sont bien jaugées.  C’est pour l’instant un sans faute.

3. La sentence (le dessert)

C’est un peu le coup de grâce. La portion est minuscule. Ca tombe bien on a plus très faim. On plonge la cuillère, on goûte. Ce qui s’avérait être une simple tarte, ou une salade de fruit est en fait un festival gustatif. Les goûts s’enchaînent avec subtilité et intelligence, et ce avec originalité. Bref, c’est en apothéose que se termine le repas.

4. Le vin et l’addition.

Je ne suis pas connaisseur en vin, mais le vin de table m’a paru très correct. Le taulier semble assez au courant de ce qui se fait de bien. Je ne pense pas que vous serez déçu si vous voulez un vin plus évolué.
Le prix : 21 euros pour entrée, plat et dessert en soirée. C’est tout à fait raisonnable étant donné la qualité génrale, c’est même plutôt bon marché.

Conclusion

Bon voilà c’est une de mes adresses préférées. Si pour vous c’est l’assiette qui compte le plus, vous pouvez y aller les yeux fermés. Dans cette gamme de prix c’est un peu ce qu’il se fait  de mieux (d’autant plus qu'”Autour d’un verre” reste fermé). Vous pourrez aussi discuter bouffe avec le taulier qui ne se privera pas de vous faire partager ses bons plans.