Los Figaros, le retour : La mégère à peu près apprivoisée

J’arrive un peu après la fête (la pièce existe depuis un moment déjà), mais ça vaut toujours le coup de faire un peu de promo. Donc je suis allé voir une deuxième pièce de la troupe Los Figaros : La mégère à peu près apprivoisée. Et bien je n’ai pas été déçu. Le ton est légèrement différent de celui de Roméo et Juliette mais le principe reste le même : prendre un grand classique, le remettre au goût du jour, le raccourcir et en faire un spectacle. Car oui on parle plus ici d’un spectacle que d’une pièce de théatre pure et dure. On assiste à un mix de comédie musicale et de scènes jouées. Le dosage des deux est parfaitement maitrisé et on ne s’ennuie pas une minute. Les dialogues sont hilarants, et les acteurs sont à fond dans leurs rôles (oui un même acteur a plusieurs rôles). Ils font même participer le public sans pour autant le mettre mal à l’aise. La mise en scène est encore une fois très réussie : avec un peu de moyen Alexis Michalik produit de beaux tableaux et les scènes s’enchainent avec fluidité.

Bon je ne suis pas un expert en théatre mais j’ai tout de même passé un super moment et je suis intimement persuadé qu’on ne peut sortir de cette pièce mécontent.

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Twitter : l’avènement de l’info médiocre ?

Jusqu’à il y a peu je trouvais le concept de twitter intéressant : on pouvait rester informé de l’actualité de ses centres d’ intérêt sans trop d’efforts. Mais mon avis a changé depuis que les institutionnelles s’en servent comme moyen de communication. En fait c’est Mon frère qui m’a convaincu à l’aide d’une remarque judicieuse : n’est ce pas dangereux de réduire l’information à 140 caractères ? Qu’on échange un lien ou que l’on annonce un fait. correspond bien à cette quantité mais est-ce pertinent pour une annonce officielle ou une réaction politique ? L’information ne peut se limiter à de simple faits, résumés qui plus est. Elle doit bien souvent s’accompagner de références et d’analyses.
D’autant plus qu’une première étape de validation de l’information passe par la structuration de celle ci. En effet c’est en rédigeant plusieurs lignes que l’on se rend compte si un énoncé tient debout ou non.

Je ne dis pas non plus qu’il faut jeter twitter aux orties mais qu’il doit rester à sa place : un outil permettant de transmettre des faits résumés à son réseau et non pas comme une source d’informations officiellle.

Economie du libre, pas si cheap que ça

J’ai fait un constat amusant récemment. Lors des débats sur les brevets logiciels, beaucoup nous disaient que le logiciel libre allait tuer l’économie du logiciel. Hors en moins d’un an trois sociétés développant des logiciels libres se sont fait rachetées plusieurs centaines de millions d’euros : Spring, mysql et Zimbra. Je n’ai pas l’impression que le business ait beaucoup souffert.

Deux adresses barcelonaises

J’ai découvert Barcelone cet été, ce qui me permet de vous conseiller deux adresses fort sympathiques.

La Macarena

La macarena est un petit club électro situé non loin des ramblas. La salle est plutôt sombre, les consommations ne sont pas excessivement chères. Jusqu’ici rien d’incroyable. Pourtant la qualité musicale des sets proposés est vraiment impressionante. De plus le club est intimiste et malgré sa proximité avec les ramblas, ne fait pas trop boite à touriste. Bref c’est bon d’y faire un tour après la fermeture des bars.

C/Nou de Sant Francesc 5
Barri Gòtic Barcelone

Le Gimlet

Parlons maintenant d’un bar nommé le gimlet. L’entrée ne donne pas l’impression qu’il s’agit d’un débit de boisson, pourtant une fois la porte poussée on aperçoit un comptoir occupant tout l’espace : pas de tables ici.
Le serveur est très distant et totalement pas aimable. Par contre il accomplit son travail avec professionalisme et vous sert des verres très chargés pour la somme de sept ou huit euros.
La déco, assez sobre, rappelle les années 70. La musique est plutôt bien choisi et jazzy. La population est principalement composée de locaux et d’habitués. Enfin on vous targue d’un salute lorsque votre verre est servi. Bref ce bar est un peu spécial, il ne plaira pas à tout le monde mais si vous voulez un peu changer de style c’est parfait !

C/ Santaló 46
Barcelona

Tombe virtuelle

Récemment sur Facebook, j’ai assisté à un phénomène plutôt surprenant. Une personne qui décède voit sa page se couvrir de messages de sympathies, un peu comme si on y déposait des plaques commémoratives. Certains dressent même des chapelles en créant un groupe dédié.

Quoi en penser ? Je n’ai pas réussi à me forger un avis dessus. D’un côté cela permet aux amis proches ou non d’exprimer leur tristesse et d’être rapidement informés, mais de l’autre j’ai l’impression que l’intimité des proches est violée. De plus le fait que le profil persiste alors que le propriétaire n’est plus est assez dérangeant. La page facebook devient alors une tombe virtuelle. Enfin, les plus optimistes diront plutôt qu’elle nous rend immortel…

Groupe F again

Bon la mairie de Paris a eu le bon goût de choisir le Groupe F pour le feu d’artifice du 14 juillet ! Très bonne idée. Ils nous avaient déjà épaté à la Villette !

Chez Ploum (Ploum), ça ne sera pas toi

Hier, on devait aller à la Fidélité, une nouvelle brasserie en vogue (tenue par La Clique).  Arrivé sur place, ça n’avait de brasserie que la carte (et encore sans les prix). A l’intérieur on découvre un grand restaurant à la déco travaillée et animé par une musique lounge. Pourtant on est dans le 10ème dans un coin pas vraiment folichon. Moi qui m’attendait à un remix de Chez Janette… Bon tant pis, ça ne sera pas pour ce soir, car comme vous pouvez vous en douter, sans réservation c’est cuit.

Là, improvisation, notre choix se tourne vers le Chateaubriand, une table réputée. Le problème est qu’il se fait tard, il y a la queue, ça ne passera pas non plus. Notre dévolu se jète alors sur Ploum, un restaurant japonais du coin : 20 rue Alibert dans le 10ème. Ils servent jusqu’à 23h, ça tombe bien. On mangera sur un bar près de la fenêtre.

Entrée

Morceaux de poissons à la sauce magique et soupe miso. Rien de formidable, c’est bon mais pas transcendental.

Plat

On a fait classique, assiette de sushis et de makis. Rien à dire le poisson est bon et fond dans la bouche. Le riz est bien cuisiné.  Le gingembre n’est pas rose 😉 et le wasabi est fort. Par contre ce dernier n’est pas directement incorporé au sushi. On se régale, c’est bien meilleur qu’un japonais de base.

Dessert

Décevant, pourtant j’ai sélectionné la spécialité, le ô Ploum : totalement occidental, sucré et à base de caramel. Ca jure avec la finesse des sushis, le goût est trop fort. Le feuilleté dissimulé sous la boule de glace n’est pas mauvais mais sans plus.

Conclusion

Bon dans l’ensemble on mange  bien quand même.  Je n’ai pas parlé du vin car le Chablis que nous avions pris n’allait pas du tout avec nos assiettes. Va falloir que je me renseigne sur quel vin se marie avec quoi. Là ou le bât blesse c’est au moment de l’addition : 86 euros à deux. C’est le prix que nous avions payé chez Paul Bert, avec un dessert en moins et trois verres de vin au lieu d’une bouteille. Ca fait mal, parce qu’on en est quand même bien loin. Vous me direz qu’on a mangé du poisson, mais quand même… Honnêtement j’ai mieux dîné chez Yasube ou au Nakagawa et pour moins cher. Alors non, je ne recommande pas cette adresse.

Bon allez, on finit sur un bon point : l’accueil y est plutôt sympathique.