Newebe version 0.5.0 released

Newebe finally reached the version 0.5.0! This one is a little bit special because now Newebe has the main features of the distrbuted social network I described two years ago. As you understand, this is a great satisfaction for all of people which helped to build Newebe! Sharing stuff without worrying about privacy issues is a real pleasure and we are glad to have made it possible.
But this should not be limited to a small bunch of users. So for the next release, we will focus more on adoption by improving installation process and adding popular features like file sharing or integration with other social networks. If you have any suggestions/requests feel free to write it in the comments of this post.

Now let’s speak about the new features! Here is the list of what comes with this release:

  • All connections (with browsers and between contacts) are based on HTTPS.
  • Notes and pictures can be attached to microposts.
  • Data from posted microposts can be saved in your Newebe notes.
  • Theming: you can put your own CSS and change the way your Newebe looks like.
  • Easy installation script for Debian-like distributions.

NB: For newcomers, if you want to see Newebe in action you can try our demo (password: newebe) or install it in a way we recommend. If you need any help, refer to the installation guide or ask for assistance on our mailing-list.

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My first time at FOSDEM

Two weeks ago, I didn’t know what was the FOSDEM. After someone explained to me that it is one of the biggest event about Free and Open Source softwares and after receiving a car sharing proposal to go there, I decided to come to this festival.

First, car sharing was definitely a great thing because it allowed me to have two times a three hours discussion with peoples who share same interests as mine. After that, a beer event and a good night, I finally arrived at FOSDEM and was pleased to see that free softwares can attract so many people. Then I discovered the huge list of available conferences on eclectic themes : from virtualization to legal issues while going through communication protocols and dozens of other subjects. I noticed that a lot of Linux distributions were present and tried to sell their tee shirts. Mozilla, XMPP crew, PostgreSQL and Perl were very visible too. Another part was dedicated to open hardware I did not spend a long time here. I just had fun looking at Maker Bot and Enlightenment for tablets.

Of course, I was mostly interested in self hosting technologies. I was quite surprised and happy to see that XMPP had a conference dedicated to it. Goffi, the author of SàT, a social tool based on XMPP, had a talk about what he does. What I liked the most is that he emphasizes the fact that web apps need mutliple UI :  command line, text, browser… and show us how SàT facilitate the development of them for its plugins. I also had a good conversation about SàT and Newebe with him. Unhosted was there too but making contact was harder, I did not find the right thing to say to catch the interest of Michiel de Jong. I was also a little bit sad because I did not see something really new in what they said. Whatever they had nice stickers ;). About decentralization, another good fact was the Bedale Garbee talked about Freedom Box. The conference room was full and everybody was really interested in what he said. Unfortunately there were not real new things, just some hints on what they build : maybe some XMPP inside and an hardware recommandations for the dreamplug (they are trying to make the hardware base software GPL compliant). I also met some friends from the university that I didn’t see for several years. It was good to know that they were free softwares supporters and that they already self-host some of their tools !

http://www.enlightenment.org/

Rentrée difficile

A mon retour je découvre deux mauvaises nouvelles frappant la communauté des réseaux sociaux décentralisés :

Pour tempérer ça :

Un an de projet libre : bilan


Un an déjà, et oui ça va faire plus de 365 jours que je travaille sur Newebe, le premier commit de code datant du 19 octobre 2010. Je pense donc que le temps est venu de partager mon retour d’expérience sur le démarrage d’un projet libre (le premier dans mon cas) et par la même occasion de faire le bilan de cette année écoulée.

Ce qui s’est bien passé :

Ca marche. Certains diront que tant qu’il n’y a pas de sécurité on ne peut pas dire que c’est le cas, mais toujours est il que nous sommes trois à l’utiliser (3 actifs sur 5 utilisateurs) depuis plusieurs mois et que cela fonctionne plutôt bien. Du fait de notre faible nombre, l’utilisation ressemble un peu à un chat mais c’est sympa de ce dire que nous sommes bien en train d’interagir sans serveur intermédiaire.

Newebe a sa place. Pour l’instant je n’ai trouvé aucun réseau social distribué ayant la même approche notamment pour ce qui est de l’aspect mono-utilisateur. Finalement ce qui ressemble le plus à Newebe est le projet OwnCloud, un outil permettant de stocker ses fichiers sur son serveur web à la dropbox. La similarité ? On a bien une instance d’OwnCloud pour une personne. Cela vaut donc le coup de continuer dans cette direction sans avoir l’impression de réinventer la roue.

Je m’en sers. Newebe me permet de communiquer avec les autres utlisateurs de Newebe et l’outil de gestion de notes me sert tous les jours.

Newebe a un site web et un wiki complet. Ca peut paraitre ridicule, mais c’est tout de même bien que j’ai eu le temps de mettre ça en place, ça permet a quelqu’un qui ne connait pas le projet de s’informer rapidement de ses tenants et aboutissants.

J’ai rencontré des gens qui partagent mon opinion sur le sujet. Réaliser Newebe m’a poussé à écrire plus de choses sur les problèmes de vie privée liés aux réseaux sociaux centralisés. Je me suis motivé plusieurs fois à aller à quelques événements réunissant des codeurs, principalement au Loop. Au final j’ai croisé pas mal de gens qui réfléchissent à des alternatives, ce qui est plutôt encourageant.

Techniquement, j’ai appris énormément de choses. Ce projet m’a permis de faire une veille technique importante et de me mettre à la page sur les dernières tendances des technologies webs, notamment autour des serveurs asynchrones comme Tornado et Node.js, mais aussi pour les bases de données NoSQL avec CouchDB et MongoDB ainsi que pour le développement client avec Coffeescript et Backbone et enfin avec le versioning décentralisé à travers Git. J’avais pris du retard et étant motivé par Newebe j’ai pu faire une sérieuse remise à niveau sur tout ces plans.

NB : Je me suis rendu compte aussi que le choix de techno dans un projet informatique est très délicat et qu’il demande pas mal de rélexions. C’est une étape qui ne doit vraiment pas être prise à la légère. Il ne faut pas avoir peur d’écrire des prototypes dans plusieurs frameworks ou langages.

Sur l’organisation d’un projet informatique aussi. J’ai été formé avec la gestion de projets en V,  j’ai pratiqué des méthodes “agiles”. Ces deux façons de faire n’était pas toujours très convaincante mais à travers Newebe je me suis intéressé à des nouveaux concepts que sont ceux du déploiement continu, de la méthode Lean et surtout des principes de 37signals. Ils prônent le besoin de livrer et déployer le code le plus fréquemment possible pour obtenir des retours utilisateurs très vite et ainsi valider la pertinence des fonctionnalités codées. La simplicité est aussi mise en avant. En effet elle pousse à chercher des solutions plus élégantes ou directes afin de gagner en efficacité. Ceci se fait souvent au détriment du nombre de features mais permet de se concentrer sur l’essentiel et d’obtenir quelque chose de fonctionnel plus vite.

NB : J’ai également appris quelles étaient les caractéristiques d’un logiciel libre, notamment autour de la gestion de code collaborative. Ceci m’a poussé à mettre en place les outils nécessaires : dépot de code public, bug tracker, mailing list, wiki, site web, ce blog…  Mais je n’ai encore pu rien expérimenter pour Newebe pour le moment étant donné que je suis encore seul sur le projet.

Ce qui s’est mal passé :

Il n’y a pas de communauté. Certains mesurent la qualité d’un logiciel libre à la taille de sa communauté. C’est discutable mais dans les grandes lignes, ils n’ont pas tort. Un tel logiciel ne peut reposer sur les épaules d’une seule personne. D’une part ce n’est pas pensable à terme de maintenir le code en étant seul, d’autre part, cela rend le projet totalement dépendant de son initiateur. C’est d’autant plus inquiétant que ça peut signifier que Newebe ne répond pas bien au problème des réseaux sociaux décentralisés et n’intéresse presque personne.

D’un autre côté, l’aspect promotion n’est vraiment pas mon fort et j’ai de rééls progrès à faire dessus. De plus, je noircis un peu le tableau puisque nous sommes trois à nous en servir et que je suis bien conseillé par les deux autres utilisateurs.

Il n’y a pas de processus de développement et il manque beaucoup trop de tests unitaires et fonctionnels. Corrolaire du point précédent, étant seul j’ai codé à l’arrache, en empilant les fonctionnalités les unes sur les autres. Ceci est rassurant psychologiquement (j’ai obtenu un logiciel complet plus vite) mais en contradiction avec l’idée de faire du déploiement continu.  En effet pour promettre des releases fréquentes, il faut pouvoir tester toute l’appli fréquemment, ce qui n’est possible qu’avec des tests unitaires qui couvrent la majeure partie du code.
Si je souhaite accueillir d’autres développeurs, je ne pourrai leur donner une façon de procéder et surtout chacun de leur commit me fera un peu peur car je manquerai de tests pour m’assurer que rien n’est cassé.

J’ai négligé la sécurité. C’est volontaire, mais il faut bien reconnaitre que si demain je discute avec un spécialiste de la question, il risque d’être un peu dépité. De plus certains utilisateurs pourraient être rebutés par l’idée d’avoir un logiciel plus ou moins ouvert à tout le monde. Ceci a été tout de même fait en connaissance de cause, donc rien d’alarmant pour le moment.

Cela prend beaucoup de temps.  J’ai dû coder, me former à de nouvelles technos, documenter, faire un site web, faire un peu de pub, assurer le support utilisateur, mettre en place les outils… Toutes ces activités sont assez chronophages, cela demande donc de bien aménager son temps libre. J’en viens même à penser qu’il vaut mieux être étudiant pour lancer un projet libre. Je ne m’en plains pas car je me suis beaucoup amusé à faire tout ça mais c’est quelque chose dont il faut avoir conscience quand on démarre.

Et après ?

Pour la suite de Newebe, je compte donc me concentrer sur l’aspect communauté. Au delà du fait d’espérer d’avoir d’autres développeurs actifs, ce serait intéressant d’avoir plus d’avis de gens extérieurs. Au niveau des développements, je vais privilégier le partage d’images (afin de rendre Newebe plus sexy et lui donner ainsi un vrai look de réseau social)  ainsi que les tests automatiques manquants.

Enfin, même si le projet n’a pas eu le succès que j’espérais, je suis toujours content de le voir progresser, j’ai appris énormément de choses et pu mettre en application mes réflexions. Ma motivation est donc toujours aussi forte pour faire avancer Newebe.


Credits photos

photo 1 : Pauer Korde, licence Creative Commons by-nd-2.0
photo 2 : Virtual Photography Studio, licence Creative Commons by-2.0

Newebe, réseau social distribué, passe en version 0.3.1


J’avais l’impression d’avoir flemmardé ces derniers temps sur Newebe, mais en regardant la liste des commits, je me suis rendu compte que ce n’était pas trop le cas. En effet, le logiciel s’est bien complété depuis la version 0.2.0, je pense donc que c’est une bonne idée de faire une release. Cette version a déjà été éprouvée par Thatoo, mon frère et moi, ce qui implique qu’elle a un niveau de stabilité suffisant. C’est donc avec plaisir que je vous annonce la sortie de la version 0.3.1 ! (la version 0.3.0 avait un bug que j’ai corrigé immédiatement).

Donc voici ce que nous avons au menu des améliorations :

Pour l’utilisateur

  • Synchronisation avec ses contacts : si votre newebe était éteint, il suffit d’appuyer sur le bouton sync pour récupérer les messages non reçus.
  • Changement de mot de passe : ça va peut être en faire rire certain, mais il n’était pas possible de changer son mot de passe, heureusment cette fonctionnalité est désormais disponible.
  • Application de gestion de notes : étant un utilisateur insatisfait d’Evernote, j’ai ajouté une application de gestion de notes. C’est bien pratique et ça permet de se passer du “cloud” pour cette utilisation aussi.
  • Sélection : j’ai ajouté un système de sélection dans chaque application qui permet d’afficher des informations supplémentaires, un peu comme sur Twitter.
  • Interfaces plus lisibles : j’ai légèrement cleané les interfaces pour les rendres plus lisibles.
  • Impossibilité de mettre un contact avec une URL invalide : dans l’application contact, on ne peut désormais que rentrer des URLs valides.

Sous le capot

  • Meilleure separation des modules : module core splitté en core, auth, profile et contacts
  • Ajout de tests Lettuce pour les applications Notes, Synchronization et Activities
  • Mise a jour des Cakefiles des applications avec la dernière version de Teatime
  • Ecriture d’un client web adapté pour une écriture de tests plus facile.
  • Méthodes utilitaires supplémentaires : slugify, conversion de dates…
  • Code serveur porté sur Tornado 2.0
  • Code des interface porté sur Backbone 0.5.3
  • Embryon de documentation Sphinx pour le code serveur

Cette nouvelle version est vraiment importante car elle permet une utilisation complète (modulo la sécurité) de Newebe. Il supporte les coupures et toute les fonctionnalités de base sont disponibles. Et ensuite ? La prochaine étape sera l’échange d’images. En soit ce n’est pas important mais ce sera plus facile de parler de Newebe avec des screenshots contenant des images, de plus c’est une demande forte d’un de mes utilisateurs (mon coloc ;)). Mais avant de m’attaquer à cela, je vais écrire un petit bilan de l’année écoulée pour Newebe. Car oui, ça fait déjà un an que j’ai commité les premières lignes de code de ce projet !


Image originale (licence Creative Commons) : http://www.flickr.com/photos/mikebaird/323625728/

Google+ un pied de nez aux ingénieurs de Facebook

On parle beaucoup de l’affrontement entre Google et Facebook et des moyens mis en oeuvre par ces deux sociétés pour recruter des ingénieurs de qualité. Et pourtant personne n’a relevé l’énorme pied de nez qu’est Google+ à Facebook. En effet Google+ est atrocement rapide et les galeries photos sont super classes et facile à naviguer. Or Facebook n’est pas une foudre de guerre et ses galeries photos ne sont vraiment pas sympa à naviguer. En tant que développeur, je mets ma main à brûler que les réalisateurs de Google+ ne sont pas peu fiers. Surtout quand on sait que beaucoup d’ingénieurs de l’un ont été débauchés par l’autre.

Tant que j’y suis Movim 0.3 est sorti. On peut désormais faire du microblogging et éditer son profil dit le communiqué. Ce serait bien que je me décide à l’installer !

Seeks et OwnCloud se portent bien (une v2 bientôt pour OwnCloud), Jappix est déjà en 0.7, bref la vie est belle dans le monde du décentralisé !

Revue de livre : Produire du logiciel libre

Produire du logiciel libre est une sorte de manuel expliquant comment monter un projet libre. L’auteur Karl Fogel, est un des contributeurs actifs du logiciel de gestion de versions SVN et auteur de plusieurs publications sur le libre et les logiciels. Il nous expose à travers ces pages sa méthode pour réussir un bon logiciel libre. Ce bouquin est très exhaustif et couvre vraiement l’ensemble des aspects du thème. Tout y est passé au crible : comment trouver une idée, l’organisation des développements, les licences à utiliser, l’attention à porter à la terminologie, les moyens à mettre en place pour faciliter la communication entre les participants du projets, la gestion des conflits entre personnes, la façon d’annoncer une nouvelle version ou un trou de sécurité critique, etc. Pour illustrer son propos l’auteur prend comme exemple son expérience de SVN. Vous l’aurez compris non seulement ce livre est complet mais il repose également sur des faits solides. En plus, le tout est bien écrit. Je suis donc complètement satisfait de mon achat :  bien qu’étant assez au fait des organisations des projets de ce type, j’ai appris beaucoup de choses. Cela m’a aidé aussi pour Newebe, par exemple , c’est après la lecture de ce livre que je me suis motivé à réaliser au plus tôt un site et à mettre en place une mailing list pour le projet.

Toutefois j’aurais une remarque : je ne pense pas que ça vaille le coup de lire ce bouquin d’une traite. Il vaut mieux s’en servir comme d’un manuel : on survole les parties qu’on connait déjà, on lit ce qu’on ne connait pas sans trop s’y attarder non plus, puis on s’y refère à chaque fois qu’on se pose telle ou telle question sur un sujet précis. Car le pendant négatif de cette exhaustivité  est que le livre peut s’avérer un peu ennuyeux par endroit et devenir difficile à lire si on s’obstine à enchainer les paragraphes dans leur ordre d’écriture.

En somme c’est un très bon livre à utiliser comme un manuel pour quiconque souhaitant participer à un projet libre.

NB: le truc classe c’est que ce bouquin est disponible gratuitement en version en ligne. Elle évolue donc régulièrement et suit les dernières tendances.