Start Small, Stay Small

Start Small, Stay Small,  un titre qui s’annonce bien, qui fleure bon le 37signals. Ca se confirme avec la couverture toute noire et son titre en blanc : on croirait presqu’un remake de Getting Real. Alors oui il y a des similitudes : notamment sur l’objectif qui est de vous apprendre à monter un business en vous passant d’investisseur, de “bootstrapper”. Par contre le but ici n’est pas de monter une boite conséquente, ni même d’embaucher quelqu’un (en fait rien n’empêche de le faire mais là le bouquin n’offre plus de conseils pour cela). L’idée cette fois consiste à monter une ou plusieurs micro entreprises vendeuses de logiciels et d’en gagner sa vie.

Là ou c’est intéressant c’est que l’auteur fournit plein de trucs pratiques pour arriver à ses fins. Un exemple : il fait de la publicité pour un produit qui n’existe pas. La pub renvoie sur une page de lancement où on peut laisser son mail. En fonction du nombre de gens qui laisse leur adresse et du nombre de visites, il en déduit si le logiciel en vaut la peine.

Là ou c’est trompeur c’est que ce guide pour développeur parle essentiellement de marketing. L’auteur juge qu’il n’a rien à apprendre à ses lecteurs dans le domaine du développement, donc il ne se concentre pratiquement que sur les moyens de ramener des visiteurs. Ca se tient. Il en résulte de bons tuyaux, il est assez convaincant sur la nécessité des newsletters par exemple mais à un moment ça devient exagéré. Par exemple, avec son blog et sa newsletter, il va cumuler des petites techniques pour attirer du monde : envoyer des contenus réguliers, faire intervenir des experts… Présenter comme il le présente ça donne l’impression qu’il essaye de gratter partout, alors qu’en prenant un peu de recul, il fait juste quelquechose de naturel : apporter des informations autour de son produit afin que ses utilisateurs puissent réagir et apprendre des nouvelles choses, un peu le “Build an audience” de Rework. C’est un peu dommage que ce soit fait dans cet état d’esprit.

Là ou c’est dérangeant c’est que pour couronner le tout, l’auteur fait l’éloge des Virtual Assistants ou VA. C’est quoi ? me direz vous. Un VA est simplement un type, qui n’a rien de virtuel au passage, à l’autre bout de la planète qui accepte de faire des tâches ingrates pour pas cher, comme saisir un listing par exemple. D’un point de vue totalement pragmatique c’est assez intelligent : pour peu d’argent on économise de nombreuses heures de travail. Mais éthiquement, on est à peu près à 20 000 lieux sous les mers.

Bref ce livre comporte pleins d’astuces utiles, mais son obsession marketale en fond un tout assez triste. A manipuler avec précaution.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: