Design et logiciel libre

On a longtemps reproché aux logiciels libres d’être moches et peu conviviaux, ce qui constituait un défaut majeur face au logiciel commerciaux. Et bien on dirait que la tendance s’inverse. Soit les développeurs se sont formés au design, soit les designers sont désormais motivés pour travailler pour la communauté, mais dans tout les cas on constate un changement notable. Quand on regarde la dernière version de Gnome, le site web de Firefox, celui d’Amahi ou tout simplement la distribution Ubuntu, on note une nette amélioration. Lorsqu’on se rend sur certains sites de projet libre, la présentation est tellement léchée, qu’on a parfois l’impression de tomber sur un site commercial. Et ce même si c’est une fondation derrière ce logiciel.

A vrai dire, ceci ne m’étonne pas. Quand on se balade sur le web, on se rend compte que les designers et graphistes partagent énormément. On ne compte plus les sites de tutorials, les forums où l’on s’échange des tuyaux, ou tout simplement les sites de publications d’images comme DeviantArt, Flikr et autres… Finalement, une de leur principale motivation est d’être reconnue, un peu comme un développeur lorsqu’il s’implique dans une communauté. L’aspect pécunier peut passer au second plan, car une image ou design doit être vue et appréciée avant tout.
Avec le succès croissant des logiciels libres, l’opportunité de réaliser le design de l’un d’entre eux garantit une visibilité non négligeable. De plus cela doit être très satisfaisant de pouvoir se dire que l’on a participé à la réalisation d’un outil utilisé par des millions de personnes.

Ce phénomène est vraiment important. Car comme chacun sait les développeurs ne sont pas forcément doués pour donner une  image sexy à leurs réalisations. Il manquait donc une dimension “marketing” (si j’ose dire) au logiciel libre pour qu’il puisse se répandre massivement. Avec l’arrivée des designers, ce problème ne sera bientôt plus. Les logiciels libres n’en seront que plus attractifs. Ils étaient déjà omniprésents sur les serveurs webs ou sous le capot des logiciels commerciaux. Mais ce n’est pas encore le cas pour les applications de bureaux et systèmes d’exploitation.  Maintenant, il n’y a plus aucun frein pour que ça le devienne !

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