Twinkso is born, Newebe is back

Ca y est j’ai terminé la première version  du réseau social pour artistes sur lequel je travaillais ce mois-ci, j’ai nommé Twinkso. Je  n’en ai pas parlé auparavant mais c’est un projet que j’avais depuis un moment en tête. Son principe est simple : Twinkso est une application pour créer un portfolio en ligne rapidement et se connecter à ses partenaires de créations artistiques. Par exemple un photographe pourra monter une plaquette en 3 minutes et indiquer qui a travaillé sur ses shoots (mannequins, maquilleurs, etc…).  Twinkso fait référence à l’étoile (en fait au quasar) Twin QSO, la première étoile photographiée qui renvoie deux images d’elle même, et à twinkle qui veut dire briller en anglais.  Il se base sur le framework Django et la base de données MongoDB (données et stockage des photos).

Vous allez me dire que ce site est en totale contradiction avec le concept de Newebe… Bien c’est vrai…. quoique  pour tempérer les choses, ce réseau a pour but de créer uniquement des pages publiques, il n’y a donc pas vraiment de notion de données privées. Le site n’est pas un logiciel libre (toutefois si je trouve un moyen sécure de libérer le code je le ferai) et sera probablement à but lucratif. C’est pas très classe mais je voulais me lancer dans  la création d’un site qui peut attirer du monde dans un esprit non bénévole (ce qui implique des gros frais de serveurs donc de faire rentrer de l’argent d’une manière ou d’une autre). J’ai toujours fait des sites gratuits et je voulais changer.  Ca ne veut pas dire que j’arrête Newebe pour autant… Bien au contraire !

D’ailleurs, je vais reprendre les développements dès maintenant et mettre Twinkso en “pause”. Au menu avant ma prochains pause Newebe :

  • Stabilisation de la version actuelle
  • Tutoriaux intégrés à tous les étages.
  • Transmission des messages via un serveur Twisted
  • Affichage en temps réel des nouveaux messages dans le navigateur
  • Mise en place des principes de communications écrit dans le wiki.
  • Maj des documentation d’installation.
  • Déploiement sur 4 sheeva plugs chez des amis.
  • Ajout d’une application permettant d’enregistrer mes notes.

Voilà, j’en ai pour un moment mais à la fin de cette session, Newebe deviendra vraiment intéressant. Actuellement quand je présente Newebe à des développeurs, à chaque fois les choses sont trop peu avancées pour les motiver. J’espère qu’après ces développements le projet sera plus attrayant. J’ai quand même discuté avec plusieurs d’entre eux et j’ai déjà reçu de nombreux conseils sur la sécurité. Ca tombe bien c’est ce que je connais le moins. J’ai également informé la communauté Django de l’existence du projet ainsi que celle de Couchdbkit.

Cette période de  non développement m’a quand même permis de prendre un peu de recul sur ce qui a été réalisé jusqu’à présent. Finalement je pense que cette pause est assez bénéfique. J’en ai profité pour ouvrir une mailing list et le site web du projet :

http://www.newebe.org/
http://groups.google.com/group/newebe

Pour terminer ce post, voici ce que je vois comme gros prochains thèmes à réaliser pour faire de newebe un projet complet :

  • Attachement d’un document à un autre (attaché une note à un micro post par exemple).
  • Synchronisation des données et gestion des coupures de réseau.
  • La sécurité.
  • L’échange de photos.

Revues de livres

Couchdb: the definitive guide

C’est un très bon livre technique qui vous apprendra en 200 pages comment admnistirer et utiliser Couchdb. Le concept de NoSQL y est très bien expliqué, le stockage de données sous forme de document aussi. On apprend à se servir de Couchdb mais on nous explique aussi comment cela marche sous le capot. Les fonctionnalités principales sont toutes abordées. Des cas concrets viennent illustrer le tout et vous aide à comprendre. Je ne sais pas si ce livre plaira à tout le monde mais il a éludé toutes les questions que je me posais pour répondre aux besoins de Newebe.

En bref, ce livre est redoutablement efficace et m’a permis d’appréhender très rapidement cette base de données dont je ne connaissais à peine le nom auparavant. En plus il est accessible en lecture libre sur le net. Que demander de plus ?

Getting Real


37signals, la société à l’origine de Basecamp (le logiciel de gestion de projets à succès) et de Ruby On Rails (le framework de développement web star), a édité il y a quelques années de cela Getting Real : la recette pour réaliser une bonne application web. On y apprend comment faire une application web utile avec un minimum d’efforts. Le concept prédominant est “Less Is More”. Faire moins c’est faire plus en gros. L’idée générale consiste à dire que plutôt que de faire un logiciel avec pléthores de features, il vaut mieux en faire un peu mais bien. Car un logiciel trop riche devient souvent trop complexe, à la qualité inégale et pas toujours pertinent. En réalisant peu de fonctionnalités, il est aisé de les faire bien et cela permet de livrer plus rapidement… Et par conséquent de pouvoir avoir des retours au plus vite dessus.

Le livre évoque bien d’autres choses qui tournent autour de cet aspect et de comment s’organiser pour y arriver : faire plus simple et faire moins pour mieux se concentrer sur ce qu’on à faire. Il y ajoute donc des tonnes de conseils : des théories sur l’effet néfaste des interruptions au travail, comme quoi les réunions peuvent vite s’avérer contre productive, que travailler trop n’est pas une qualité…  Il insiste également sur le fait qu’il est important de donner vie au chose et ne pas viser trop haut pour au final ne jamais rien sortir. En effet c’est quand les choses existent (d’où le titre) qu’on peut commencer à voir quels sont vraiment les avantages et les défauts. La question de la communication autour du logiciel est abordée. de la même façon Le livre insiste sur le fait qu’il n’est pas utile de faire beaucoup de bruit au démarrage et qu’il vaut mieux cibler sa communication que faire de la diffusion de masses.

En fait la plupart des conseils sont de bon sens mais sont tellement à l’encontre des idées reçues que cela en devient surprenant. En fait pour moi c’est surtout rassurant de voir qu’on peut réussir un projet en appliquant ces principes.

Un peu en marge, le livre pose aussi la question de la décroissance ou plutôt de l’utilité de la croissance. Un logiciel qui marche et qui est rentable a-t-il vraiment besoin de toucher plus de monde ? Est-ce que cela vaut vraiment le coup de le faire grossir au risque de le rendre mauvais ou juste moins bien ?

Allez deux citations pour finir

“Mieux vaut moins, mais mieux” Lénine

“Vivre simplement pour que d’autres, simplement, puissent vivre” Gandhi

Rework

Je ne vais pas m’étendre sur ce livre car c’est un peu une redite du précédent. Les concepts évoqués dans Getting Real sont généralisés : ils ne sont pas orientés sur les applis web mais sur n’importequel type de petit business. Rework est aussi moins austère, il comporte de nombreuses illustrations qui le rende ludique. Il se lit très vite comme son prédécesseur. Ce livre est très bien mais inutile si vous avez déjà lu Getting Real.