Crise fiancière : pourquoi les grands acteurs du web 2.0 survivront ?

Trouvée sur sadguysontradingfloors.tumblr.com

Des koweitiens tristes trouvés sur sadguysontradingfloors.tumblr.com

Je constate depuis plusieurs jours un vent de panique  dans le monde du “web 2.0” (par exemple chez Stanblog). Leurs craintes viennent de la crise financière qui va probablement se répercuter dans le monde des start-ups. Ces structures nécessitent souvent des investissements importants avant d’être rentables et constituent donc, pour ceux qui veulent y placer leur argent, des capitaux à risques.

Or, comme vous l’avez constaté en ce moment, les banques et les fonds d’investissement préfèrent jouer la sureté au point de ne même plus se prêtent de l’argent entre eux. Ils seront donc encore moins décidés à se lancer dans des concepts innovants apportés par de jeunes entrepreneurs. D’où une certaine crispation dans la sphère du “web 2.0”. Crispation amplifiée par deux événements, la publication de slides par un célèbre fonds d’investissements invitant à se serrer la ceinture et le licenciement de salariés chez Seesmic.

Là où je trouve ces craintes saines, c’est qu’il est clair qu’en revoyant à la baisse les budgets alloués aux start-ups, toutes celles qui n’ont pas un modèle économique bien défini ou qui commencent à peine à émerger sont en danger (de même, les start-ups ayant fait une grossière erreur, comme pour le cas de Seesmic, où bien que l’idée soit plutôt bonne, l’utilisation d’une interface lourde 100% flash ne correspond pas à un site riche en contenu).

J’en viens à l’objet de mon post. Certains pensent que les grosses machines (enfin grosses, tout est relatif) comme Netvibes ou Dailymotion sont menacées. Je suis persuadé du contraire. Outre le fait que leurs dernières levées de fonds les mettent probablement à l’abri pour quelques années, ces sites rendent aujourd’hui un vrai service. De plus ils sont utilisés massivement. Ce n’est plus du vent. Les internautes ont pris l’habitude de fonctionner avec eux. A moins d’un sursaut de leurs concurrents ou d’un phénomène vraiment nouveau les rendant obsolètes, il est peu probable que leur fréquentation diminue. Même si leur valorisation semble parfois exagérée, que leur modèle économique n’est pas forcément clair, ils rentrent dans une autre catégorie : leur utilité n’est plus à prouver. Or, la source de cette crise vient de la spéculation sur des ressources virtuelles.  Les doutes ne sont pas portés sur ce qui apporte vraiment quelque chose. Certes les investisseurs resteront frileux, mais même si elles ne rentrent pas encore dans leur frais, leurs offres constituent des projets solides dont le potentiel n’est pas encore pleinement exploité. Je pense donc que ces entreprises seront impactées plutôt comme des grandes entreprises du secteur IT que comme des jeunes sociétés du web 2.0. Même si elles traverseront des temps difficiles, leur survie n’est pas remise en cause.

Ceci ne reste que l’avis d’un non-économiste, non-entreprenaute.

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