Crise : la bourse gravement touchée

Et oui c’est la grande déprime à la bourse de Paris. Elle est tellement touchée par la crise, qu’elle ne peut même plus entretenir sa station de métro !

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The Tarboy

Lundi, je me suis rendu à la projection de l’association Paris ACM SIGGRAPH lors de laquelle on pouvait voir ou revoir le best of des films sélectionnés au festival SIGGRAPH 2008 de Los Angeles. Pour ceux qui ne connaissent pas, SIGGRAPH, c’est le gros festival en matière de films d’animations et des arts numériques en général.

Nous avons assisté à pas mal de choses intéressantes, mais ce qui a le plus attiré mon attention, c’est le Tarboy. Visuellement, je l’ai trouvé super original et j’ai beaucoup aimé le côté délirant des personnages. Malheureusement le film n’a pas l’air disponible sur le web. Je vous invite quand même à vous rendre sur le site qui lui est dédié.

PS : Le graphisme fait penser aux personnages de DJ Missill.

Les passagers du groupe F

Avec un peu de retard, je vous fais mon retour d’expériences sur deux spectacles qui m’ont plu.

Groupe F

Groupe F est une société spécialisée dans les spectacles pyrotechniques. Leurs principales réalisations sont soit des feux d’artifices pour événements exceptionnels (type JO), soit des théatres de lumières.

Ils étaient de passage à Paris à la Villette pour plusieurs représentations du spectacle Des paysages. Ca se passait vendredi 19 septembre et c’était beau.  Nous nous sommes pointés à la géode, puis assis sur la pelouse tournés vers le canal. Car, la scène était installé de l’autre côté.

Ca démarre par quelques coups de chalumeaux bien pensés avec une mise en scène un peu mystique, puis ça enchaine sur une série de scénettes avec des effets de lumières originaux (hommes lumineux, marionettes de flammes…). Chaque scène est entrecoupée par des feux d’artifices sans prétention mais extrêmment bien orchestrés.  Le tout est agrémenté de petits films défilant sur un écran se situant sous la scène. Autant vous dire que nous nous sommes régalés et que les 35 minutes sont passées bien vite.

Les passagers

Plus calme mais tout aussi réussi, sur la pelouse de Reuilly se tenait la pièce de théatre Les passagers. Enfin plutôt un mix entre le cirque, le théatre et le spectacle. On vous emmène dans un bateau pour vous faire partager le quotidien de l’équipage. Chacun d’entre eux a perdu une personne chère.  Pendant le voyage, ils se présentent à leur manière.  On les découvre un par un en visitant leur loge. Leur univers est très réussi, et le soucis du détail du metteur en scène est assez incroyable. Chaque moment propose son lot d’originalité également tant du point de vue du jeux que des accessoires. C’est aussi interactif , on vous prend à parti sans que ce soit gênant. Et comme si ça suffisait pas on vous montre quelques belles acrobaties.  Je ne peux pas en dire trop, je vous laisse la surprise.

Ce spectacle est présenté par La Valise Compagnie.

Voici quelques photos glannées sur Flickr du groupe F et Des Passagers (licence Creative Commons) :

Crise financière : quid de l’Open Source ?

Ce n’est pas un secret la plupart des sociétés ont prévu de voir leur budget informatique à la baisse. De plus, comme je le disais deux posts avant cette crise est principalement dûe à des spéculations sur des ressources inexistantes.

Dans le cas de l’open source, on se retrouve face à des produits éprouvés, “gratuits” dans une certaine mesure et qui apporte un service concret. Pourquoi concret ? tout simplement car si le projet n’était d’aucune utilité, il n’aurait pas de contributeurs et encore moins d’utilisateurs.

Le côté positif que pourrait avoir cette crise est un regain d’intérêt pour ces logiciels chez les entreprises. Par exemple pourquoi payer des licences Winzip quand 7-zip fournit le même service ? Cette remarque était déjà valable auparavant, mais utiliser Winzip rassure. Quand on doit minimiser les dépenses, il ne suffira plus aux logiciels propriétaires de rassurer. A une autre échelle, prenons l’exemple des systèmes décisionnels (grossièrement, ce sont des solutions informatiques permettant d’extraire des indicateurs et statistiques des données que possèdent l’entreprise). Aujourd’hui les solutions stars sont prioritaires (BO/SAP, Hyperion…) et sont hors de prix. Si des économies doivent être faites, les nouveaux projets décisionnels n’étant pas plus prioritaires verront leur périmètre diminuer. Les solutions Open Source, alors plutôt préconisées pour les PME deviendront un choix vraiment intéressant. Les licences étant gratuites et l’objectif moins ambitieux, en période de vache maigre, elles constitueront une alternative viable. Elles pourront alors pénétrer des marchés qui leur étaient difficiles d’accès. Et ceci est valable pour les autres types de solutions : CRM, Progiciel RH…

La croissance de l’Open Source devrait donc s’accélérer dans l’année à venir. D’ailleurs, cela se vérifie déjà chez Mozilla qui crée une nouvelle équipe pour son “labs” d’applications et propose pour bientôt une mise à jour du navigateur Firefox. Ils n’ont pas vraiment l’air inquiets…

Crise financière et web 2.0, suite

Toujours trouvé via Standblog, un article par un type du W3C plus intéressant et plus sensé sur les impacts de la crise sur les entreprises IT. Il y raconte que la crise devrait se traduire par un appauvrissement de la qualité des services proposés, des licenciements et le passage de la gratuité au payant pour certaines fonctionnalités.

Il invite les gens à  plus d’indépendance pour ne pas avoir de mauvaises surprises (par exemple, se retrouver du jour au lendemain à payer un service indispensable peut être douloureux). Il préconise donc pour cela l’utilisation de formats ouverts.

Ca tombe bien, je suis en train d’écrire un post comme quoi la crise devrait profiter à l’open source. Ce qu’il décrit ne fait que confirmer ma pensée.

Crise fiancière : pourquoi les grands acteurs du web 2.0 survivront ?

Trouvée sur sadguysontradingfloors.tumblr.com

Des koweitiens tristes trouvés sur sadguysontradingfloors.tumblr.com

Je constate depuis plusieurs jours un vent de panique  dans le monde du “web 2.0” (par exemple chez Stanblog). Leurs craintes viennent de la crise financière qui va probablement se répercuter dans le monde des start-ups. Ces structures nécessitent souvent des investissements importants avant d’être rentables et constituent donc, pour ceux qui veulent y placer leur argent, des capitaux à risques.

Or, comme vous l’avez constaté en ce moment, les banques et les fonds d’investissement préfèrent jouer la sureté au point de ne même plus se prêtent de l’argent entre eux. Ils seront donc encore moins décidés à se lancer dans des concepts innovants apportés par de jeunes entrepreneurs. D’où une certaine crispation dans la sphère du “web 2.0”. Crispation amplifiée par deux événements, la publication de slides par un célèbre fonds d’investissements invitant à se serrer la ceinture et le licenciement de salariés chez Seesmic.

Là où je trouve ces craintes saines, c’est qu’il est clair qu’en revoyant à la baisse les budgets alloués aux start-ups, toutes celles qui n’ont pas un modèle économique bien défini ou qui commencent à peine à émerger sont en danger (de même, les start-ups ayant fait une grossière erreur, comme pour le cas de Seesmic, où bien que l’idée soit plutôt bonne, l’utilisation d’une interface lourde 100% flash ne correspond pas à un site riche en contenu).

J’en viens à l’objet de mon post. Certains pensent que les grosses machines (enfin grosses, tout est relatif) comme Netvibes ou Dailymotion sont menacées. Je suis persuadé du contraire. Outre le fait que leurs dernières levées de fonds les mettent probablement à l’abri pour quelques années, ces sites rendent aujourd’hui un vrai service. De plus ils sont utilisés massivement. Ce n’est plus du vent. Les internautes ont pris l’habitude de fonctionner avec eux. A moins d’un sursaut de leurs concurrents ou d’un phénomène vraiment nouveau les rendant obsolètes, il est peu probable que leur fréquentation diminue. Même si leur valorisation semble parfois exagérée, que leur modèle économique n’est pas forcément clair, ils rentrent dans une autre catégorie : leur utilité n’est plus à prouver. Or, la source de cette crise vient de la spéculation sur des ressources virtuelles.  Les doutes ne sont pas portés sur ce qui apporte vraiment quelque chose. Certes les investisseurs resteront frileux, mais même si elles ne rentrent pas encore dans leur frais, leurs offres constituent des projets solides dont le potentiel n’est pas encore pleinement exploité. Je pense donc que ces entreprises seront impactées plutôt comme des grandes entreprises du secteur IT que comme des jeunes sociétés du web 2.0. Même si elles traverseront des temps difficiles, leur survie n’est pas remise en cause.

Ceci ne reste que l’avis d’un non-économiste, non-entreprenaute.